Catégorie
Artistes, Expositions, Peinture, Photographie
Tags
Exhibitions, Media, Painting, Philippe Fabian
A propos

« Après la prise de vue, le travail dans l’atelier traduit et prolonge un rapport entre des sensations, des odeurs, des sons et des souvenirs. » Pour Philippe Fabian, l’oeuvre réussie est celle qui  incarne, donne forme « à ce fragment du réel invisible » en équilibre précaire sur le fil tendu entre le réel et ce dont on se souvient ou que l’on a imaginé ». Elle est, pour le paysage évoqué, une partition ayant pour notes, des sensations, des souvenirs, des odeurs et des sons.

Ces espaces sont traversés par deux forces qui s’opposent, étant tout à la fois bien ancrés/encrés (l’utilisation d’encres pigmentaires donnant ici et là relief et matière) dans l’espace de la composition, et en même temps en proie à des courants telluriques, des feux follets qui rendent ici et là sa présence plus fragile, moins définie et captive pour le regardeur.

L’artiste est bien sûr à la manoeuvre, en chef d’orchestre déployant sa palette d’outils formels afin de fixer ces sensations et conduire cette musique dont il sent qu’elle ne lui appartient pas vraiment.

Il est pour cela mobile, traquant son objet, d’un support à un autre, de la toile, au dibond, du dibond à ces objets en formes de diptyques qui ressemblent à des livres et qu’il appelle « paysages portatifs ».