A propos

Pour Florim Hasani, jeune artiste originaire du Kosovo et formé à l’école des beaux-arts de Rouen, le foyer est une source inépuisable d’allégories qu’il s’amuse à déconstruire au gré de son imagination dans ses petites sculptures, aquarelles ou dessins à la mine graphite. La maison est un temple dont il part à l’assaut, un espace dont il pervertit les codes. Il place ainsi un pavillon sur la pointe de son toit puis l’utilise comme réservoir d’eau, il donne aux murs une droiture plus qu’approximative, et sort un puits de terre. Tout est sens dessus dessous dans l’univers de l’artiste qui entretient des rapports complexes avec la demeure, simultanément chérie et abhorrée. Plus troublant encore, ses dessins qui semblent issus d’un imagier falsifié, sont légendés par de courtes phrases dans un dialecte kosovar incompréhensible : ses cartes sont donc volontairement brouillées. S’agit-il d’une révélation avortée ou d’une histoire personnelle qu’il se refuse à livrer ? La légende ici n’opère plus pour donner du sens mais pour troubler : ce n’est plus le texte explicatif qu’on attend mais davantage un récit populaire que le spectateur s’invente. A l’image de sa forêt dense dessinée comme un rempart à la mine graphite, la légende ne trahit pas, ne cloisonne pas le sens de ses circonvolutions plastiques autour de la maison.

Légendes visuels :

Babel , technique mixte sur papier, 70x105cm  2013  (détail).
Sans Titre, acrylique et contreplaqué, 50x40x40cm  2011.
Attente, acrylique, médium, plexi, led polyuréthane et résine, 170x40x25cm  2013.

Catégorie
Artistes, Expositions
Tags
Creative, Dessin, Florim Hasani, installation, maquette, Painting, sculpture, Visual