Matters Matter / J-J 20/

Matters matter /2019

Les oeuvres photographiques présentées ici appartiennent à un corpus que son auteur à intitulé « Matters matter ».

Michel Monteaux s’est lancé à travers celui-ci, dans une entreprise de réhabilitation, de renaissance de ce qui est voué à disparaître sans que cela ne laisse de traces dans nos mémoires.
La magie de l’image photographique et de l’œil de son auteur réside dans cette entreprise: immortaliser ce qui est par nature éphémère.

 

Ces oeuvres possèdent les caractéristiques suivantes :

Tirage jet d’encre pigmentaire sur papier Fine Art Hahnemühle (W.T 350gr).
41×41 cm / 16,2×16,2 in.
Edition de 8 + 2 E.A. (signé, numéroté, daté au dos).

Matters matter /2019
Matters matter /2019

C’est ainsi que l’image, sa mise en scène vont donner à ces choses a priori insignifiantes, déchets, sacs plastiques, carcasses d’animaux  un statut très différent et les faire accéder ainsi au rang d’icône.

 

Largement reconnu comme photographe de presse (Il a collaboré avec des quotidiens, Libération notamment, ainsi que des magazines internationaux) Michel Monteaux poursuit également un travail artistique depuis vingt ans. Il ne cesse de questionner la condition de l’homme du point de vue  de son rapport à son environnement, à la nature, de la trace, des traces laissées par lui à travers les thèmes de la mémoire et sa fragilité. Cette démarche se déploie au gré de plusieurs ensembles/séquences, tels que « Cosmos », « Continuum », « Instant quantic », « Lifeline », « No traces » et la série présentée ici « Matters matter ».

Matters matter /2019
Matters matter /2019
Matters matter /2019

Les œuvres de «Matters matter» nous confrontent au pouvoir de l’image. Elles nourrissent également une réflexion sur la notion d’apparence. L’importance du regard mais aussi sa puissance et son pouvoir malléable  sur la réalité. Elles sont ainsi une illustration magnifique du phénomène  appelé paréidolie.


PAREIDOLIA

Une paréidolie (également écrite pareidolie, du grec ancien para-, « à côté », et eidôlon, diminutif des eidos, « apparence, forme ») est une sorte d’illusion d’optique qui consiste à associer un stimulus visuel informe et ambigu à un clair et élément identifiable, souvent une forme humaine ou animale. C’est cette étonnante capacité du cerveau humain à « donner du sens » là où il n’existe pas vraiment, et dont les mécanismes cognitifs sont encore mal connus.

Le savoir-faire ainsi que la sensibilité du photographe donnent matière et profondeur à la composition, permettant au sujet de se libérer du plan. La sensation de grattage du support afin de le conserver, qui rappelle le travail de l’archéologue, domine.

 

Qu’il s’agisse d’ objet, de chose inanimée ou d’animal, chaque sujet « capturé » vit sous l’objectif de l’artiste une renaissance.
L’image reprend les codes de la nature morte, en particulier la dimension anthropomorphique des objets et des choses inanimés propre au genre.

Matters matter /2019
Matters matter   /2019
Matters matter /2019

La paréidolie à l’oeuvre : Cette bouteille en plastique écrasée qui dans notre oeil prend l’apparence d’un poisson se détachant sur un fond bleu nuit.


Comme un entomologiste, le photographe se concentre sur le tout petit, l’invisible pour le rendre perceptible.

 

Matters matter /2019