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Initié par Lionel Aymeric Simon, Lasgalerie part à la découverte d’univers à la fois originaux et marquants de plasticiens, qu’il s’agisse de peintres, photographes, sculpteurs, artistes multimedia.

A travers ses choix, il ressort d’ailleurs que les  frontières héritées d’un art classique qui sanctuarisaient les disciplines en cantonnant, assignant tout artiste à  l’une d’entre elles (avec quelques très notables exceptions cependant) sont aujourd’hui obsolètes, l’art contemporain jouant abondamment du mixage des medium.

Partager et promouvoir ses « coups de coeur » est son moteur. Katarina Kudelova, Mick Finch, Mauren Brodbeck, Régis Rizzo, Florim Hasani, Catherine Larré, Louisa Minkin, Michel Monteaux ou Edouard Prulhière, témoignent  à travers leur démarche artistique, de tendances qui animent la création contemporaine.

Philippe Fabian, à travers son approche d’un paysage urbain, de montagne, rupestre ou bucolique, se donne pour mission, au moyen d’un traitement au carrefour des outils et techniques de la photographie, du digital et de la peinture, de restituer et fixer au plus juste, un ressenti multisensoriel issu de sa propre expérience du lieu. Son oeuvre questionne ainsi l’idée du paysage et sa perception. Il en résulte des oeuvres qui, à l’exception de quelques éditions, sont des pièces uniques.

 

Florim Hasani comme Katarina Kudelova impriment dans leur démarche créative, la marque de leurs pays d’origine, le Kosovo pour le premier, la Slovaquie pour la seconde. Si la maison, dans son acception à la fois physique et symbolique est le fil d’Ariane dans l’œuvre de Florim, la nature, la confrontation des règnes animal et humain sont le liant chez Katarina. Leurs démarches ont ceci de commun, qu’elles se déploient à travers le dessin, la peinture, la sculpture, l’installation et même la performance (pour Katarina) dans un esprit jonglant avec la gravité et l’humour.

 

L’œuvre de Catherine Larré se place pour sa part, sous pavillon de la photographie, et représente un magnifique exemple de celle dite plasticienne. Sa connaissance et sa maîtrise technique du médium bardent ses images d’une aura sculpturale qui les affranchissent du plan, leur donnant consistance charnelle, dimension tactile jusqu’à rendre palpable la présence de ce qui n’est justement pas visible, le hors-champ.

 

Pour Mick Finch, le terrain d’expérimentation est la peinture, qu’il ausculte, déconstruit, dissèque, interrogeant les rapports entre le fond et la forme. Le peintre se double en effet d’un théoricien aguerri et reconnu, professeur à l’Ecole des Beaux Arts de Valenciennes pendant plusieurs années avant de devenir un des « teaching leaders » à la Central Saint Martin school de Londres en 2012.

 

Le terrain d’élection de Régis Rizzo est aussi la peinture. Diplômé de l’ENSBA à Paris, remarquable technicien, expérimentant ce médium sur tous les plans et sous toutes ses coutures, jouant avec les supports, les techniques et outils empruntés à la gravure, l’estampe ou la lithographie. Sa peinture figurative est habitée de figures fugitives, le traitement de l’espace pictural et narratif en prise avec le language formel du cinéma.

 

Louisa Minkin, britannique comme Mick Finch, enseignant comme lui à La renommée CSM à Londres, diplômée du Royal College of Art de la même ville, de la Ruskin school of drawing of Fine Art (Université d’oxford) et par ailleurs ancienne pensionnaire de la British school à Rome, est un électron libre de l’art contemporain. Circonscrire son champ d’action « plastique » relève de la gageure. On peut cependant pister sa démarche à travers de magnifiques dessins dont l’impact visuel tient à un traitement épuré du trait et de la couleur, puis sortir du plan et la suivre dans le champ d’installations qui convoquent volumes et dispositifs multimédia, pouvant être aussi le fruit de collaborations avec d’autres artistes à l’exemple de Ian Dawson.

 

Mauren Brodbeck, couteau suisse de l’art contemporain, ce qualificatif ne tenant pas au seul fait de sa nationalité helvète, ayant fait ses classes  aux Etats-Unis et au Canada, est photographe, designeuse, vidéaste et performeuse. Son travail photographique connait une première reconnaissance d’envergure avec l’exposition « ReGénération 5O photographers of tomorrow » présentée par le Musée de l’Elysée à Lausanne, institution au rayonnement international pour la photographie. Ceci propulsera dans  la lumière les Urbanscapes et Cityscapes de l’artiste, paysages urbains de Los Angeles où elle a vécu, de Genève où elle est née, réveillés par l’usage de pans de couleurs monochromes recouvrant certains bâtiments, donnant à ceux-ci comme le dit Mauren, dimension et présence humaines.

 

Ouvrir ses portes aux gens curieux, aux amateurs d’art contemporain est aussi ce qui nourrit quotidiennement sa motivation.