| Zoom sur la peinture de Fabienne Müller
Oudart et Mathieu Weiler et les photographies de Catherine Larré.
Les acryliques de Mathieu Weiler se situent entre une certaine
figuration libre (celle notamment de Vincent bioulès et Jean
Michel Albérola dont il fut élève) et photoréalisme.
Elles représentent des paysages urbains, des enseignes publicitaires
lumineuses, des restaurants d'autoroutes, des ouvrages du génie
civil tels que ponts de fer, autoroutes et aéroports, autant
de sujets chers aux peintres hypperréalistes Malcom Morley
ou Richard Estes.
Les peintures de Fabienne Müller Oudart nous éloignent
de la figuration pour nous faire rentrer de plein-pied dans l'abstraction.
Une abstraction qui a pour assise d'une part une ordonnance très
rigoureuse et construite de l'espace pictural et d'autre part un
travail en profondeur de la surface du tableau.
Comme le souligne le directeur du centre d'art régional
de Montbéliard Philippe Cyroulnik, Fabienne Müller Oudart
organise "le champs du tableau en un certain nombre de figures
- carrés ou lignes - qui vont le tendre ou en tisser la trame";
des tableaux "longuement et intensémment travaillés,
couche après couche, qui nous imposent l'arrêt et l'attention".
La photographe Catherine Larré nous transporte à
travers de très beaux tirages denses dans un univers à
mi chemin entre le rêve et le réel. C'est de cette
lumière si particulière convoquée par l'artiste
chaque fois de manière qui parait miraculeuse, que jaillit
ce trouble, cette sensation d'un monde de l'entre-deux.
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