Originaire du Kosovo, Florim Hasani
né en 1977, développe son travail autour de la figure
de la maison. La maison comme espace intime et domestique et également
métaphore du pays quitté par l’artiste. L’enfance,
la mémoire, ainsi que la destruction et la ruine sont des
thématiques récurrentes abordées dans ses maquettes
et dessins.
La « figure » de la maison est centrale dans le travail
de Florim, elle semble vivante, souvent traîtée dans
une veine anthropomorphique au même titre que l’arbre
avec lequel elle s’imbrique fréquemment. Les racines,
les origines, le passé, le patrimoine et les symboles culturels
sont ici des thèmes porteurs qui font écho à
l’histoire personnelle de l’artiste.
Pourquoi ce titre qui fait penser d'abord à une position
de bataille navale ? Parce qu'il évoque d'abord la précision
qui caractérise le travail de Florim : celle du trait dans
ses dessins et ce souci de finition toujours présent, même
à très petite échelle. Parce qu'il évoque
ensuite la rigueur (mathématique) de l'architecte dont est
empreint le processus créatif de Florim Hasani.
Certains de ces dessins peuvent être appréhendés
comme des projets, des esquisses d'architecture restant néanmoins
des œuvres à part entière. qu'il réalise
lui-même ( à grande échelle, ou maquette ) par
la suite.
: signaletique identifiant les batiments des camps de réfugiés
mis en place consécutivement à la guerre au Kosovo
à la fin des années 90 dans le cadre de la mission
d'intervention de l'ONU.
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