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OEUVRES SUR PAPIER
LOUISA MINKIN,MICK FINCH,GERARD DIAZ,REGIS RIZZO,JULIE LORINET,FLORIM HASANI
L’artiste Londonienne Louisa Minkin, a fait
du dessin une base fondamentale de la pratique de son art. A travers
un ensemble de douze techniques mixtes issues de deux séries
« territories » et « travelling », réalisées
par l’artiste pendant sa résidence à l’académie
britannique de Rome (l’équivalent de notre Villa Médicis),
nous partons à la rencontre d’éléments
qui sont autant de traces pour suivre Louisa dans sa découverte
de la ville éternelle.
Mick Finch présente une suite de trois
giclées sur papier au titre éponyme de l’exposition.
Chacune de ces « constellations » interroge la nature
des formes/images que nous percevons, raconte leur ambivalence :
abstraites et pratiquement réduites à un point lorsque
celles-ci sont saisies dans la profondeur de l’espace, elles
se révèlent à notre oeil dans leur identité
spécifique lorsqu’elles affleurent à la surface
du papier. Une manière d’orchestrer le passage de l’informe
à la forme.
Un ensemble de cinq papiers, fonctionnant comme de véritables
petits tableaux dans lesquels nous rentrons pour laisser notre œil
vagabonder et se perdre dans une foret de détails. Encre,
lavis et gouache agissent ici de concert pour parvenir à
ce résultat. Voilà l’expérience qui est
permise face à ces vanités contemporaines offertes
à notre regard par Gérard
Diaz
Parmi les papiers de Régis Rizzo présentés
ici, deux œuvres intitulées « mieux vaut courir….
» nous permettent d’apprécier les potentialités
et spécificités de la technique du monotype. Comme
le dit Régis Rizzo : « Avec le monotype, l’image
déposée sur le papier est plus imprécise que
sa matrice. L'impression est assez aléatoire: elle est modifiée
par la liquidité de la peinture, le grain du support... Cela
offre bien des surprises"
Une sélection d’aquarelles nous donne la mesure de
l’extrême sensibilité des papiers de Julie
Lorinet. l’utilisation harmonieuse et complémentaire
des médium ressort avec force de ces oeuvres. La prégnance
des chairs, des carnations, est servie par l’aquarelle, tandis
que le feutre et ses propriétés graphiques sont à
l’unisson de la sensation tactile laissée par les matières
textiles.
Les dessins de Florim Hasani représentant
des architectures réelles ou fantasmées, se distinguent
par leur aspect épuré aussi bien du point de vue de
leur mise en page que des moyens utilisés. Rigueur et précision
du trait servent à la perfection la thématique architecturale
omniprésente chez l’artiste. Il y a cependant toujours
quelques détails, l’ajout d’éléments
( comme ces petit traits sur l’une des œuvres présentées
semblant figurer une multitude de personnages) qui font de chacun
de ses dessins, non plus un simple exercice de style aussi virtuose
soit-il, mais bien une véritable histoire.
r Diaz-Julie Lorinet-Régis Rizzo-Florim Hasani
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