un ensemble d’aquarelles de format différent qui vous
interpelle à double titre : une iconographie sortant de l’ordinaire
tout d'abord, définissant un univers propre à l’artiste,
où s'entremêlent des attributs féminins comme
des culottes, corsets, talons aiguilles, bas résilles,mais
aussi des animaux dont des insectes, un lapin ou un chien, ainsi que
des parties de corps féminins.
L’extrême sensibilité de ses œuvres ensuite,
rendue par une utilisation harmonieuse et complémentaire
de l’aquarelle et du feutre.
La prégnance des chairs, des carnations, est servie par l’aquarelle,
tandis que le feutre et ses propriétés graphiques
sont à l’unisson de la sensation tactile laissée
par les matières textiles.
Julie Lorinet sait mettre en musique cet inventaire à la
prévert de manière à la fois amusante et légère.
"Je peins des figures hybrides (corps humain,corps animal,corps
viande) que j’accessoirise avec des éléments
typiquement féminins :talons aiguilles,robes,bas,résilles…
Le corps apparaît comme objet privilégié de
représentation :il est souvent masqué,il n’y
a pas de visage,pas d’identité propre.
Les figures peintes sont chargées d’érotisme
:par étymologie,l’obscène exhibe tout quand
l’érotisme,lui,fragmente,déplace,suggère.
Les corps,ainsi montrés,comprennent simultanément
deux composantes :crainte et désir,qui peuvent engendrer
un état de vacillation entre deux sentiments opposés.
Les combinaisons établies placent les figures dans un entre
deux :entre la scène et l’obscène
L’aquarelle se situe à mi-chemin entre le dessin et
la peinture.Elle permet la transparence et la légèreté
des formes.Je représente principalement des corps tronqués
d’ou émergent des métamorphoses notamment anthropomorphes.L’amoncellement
de morceaux de corps,d’objets,de crânes et d’animaux
constituent un univers très intime en rapport à la
sexualité et à une cosmologie enfantine
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